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Communiqué
de presse - Nantes, le 9 juin 2000
Contact
: Christine JEAN (DIREN à Nantes)
La
restitution aux plages du sable nettoyé par Totalfina doit être étudiée
Le
14 janvier 2000, les associations de protection de la nature et de
l'environnement soulignaient l'improvisation encore importante des
pouvoirs publics dans le traitement de la marée noire consécutive au
naufrage de l'Erika (communiqué de presse de France Nature
Environnement).
Plusieurs
demandes étaient adressées au gouvernement, dont celle de la
constitution d'un organisme composé d'associations de protection de la
nature et de l'environnement doté des moyens nécessaires pour tirer le
bilan la catastrophe et faire des propositions pour l'avenir dans les
domaines de la prévention, du traitement et du suivi d'une marée
noire.
Le
lendemain, à Rennes, Dominique Voynet, Ministre de l'Aménagement du
territoire et de l'environnement, annonçait la mise à disposition des
associations de moyens leur permettant de mener à bien leur projet
L'Observatoire
des marées noires a vu le jour le 8 avril 2000.
Il est présidé Jean-Pierre Raffin.
Allain Bougrain-Dubourg et Alain Thomas sont vice présidents.
Sa mission dépasse la prise en compte du seul épisode de l'«
Erika ». Elle est plus largement de lutter contre les pollutions
marines.
LES
ASSOCIATIONS : France Nature Environnement, la Ligue pour la protection
des oiseaux, WWF-France, Bretagne Vivante -SEPNB, Eau et rivières de
Bretagne, la FRAPEL, Poitou
Charente Nature, la Société pour l'étude, la protection et l'aménagement
de la nature dans le sud-ouest (SEPANSO), l'Union départementale de
protection de la nature 44, l'Hirondelle, Greenpeace, Robin des Bois,
l'Union nationale des centres de soins à la faune sauvage,
l'Association française des capitaines de navire, Verts pays blanc et
noir, l'Arée, Vivre 1'lle 12 sur 12, la Société de protection de la
corniche nazairienne et environs.
L'Observatoire
élabore actuellement des propositions pour le suivi des populations
d'oiseaux et des milieux naturels touchés par la marée noire.
Seuls de tels suivis scientifiques sur plusieurs années
permettront d'évaluer l'impact écologique de la marée noire.
Par
ailleurs, l'Observatoire des marées noires vient d'écrire à Totalfina
pour lui demander de bien vouloir mettre à l'étude la restitution aux
plages du sable actuellement stocké à Donges, une fois que celui-ci
aura été nettoyé.
Actuellement, Totalfina prévoit sa valorisation, comme remblai
routier notamment.
L'empressement
à effacer toute trace visuelle de la pollution et l'absence de culture
relative au fonctionnement sédimentaire du littoral amènent à des prélèvements
massifs de sable et de galets lors du nettoyage de certaines plages.
Selon Totalfina, le sable représente 80 à 90% des 160 000
tonnes de déchets stockés à Donges.
Or, des prélèvements inconsidérés de sédiments ont pour conséquence
d'amplifier les phénomènes d'érosion du trait de côte.
Pour éviter une telle situation, il est prévu de recharger les
plages en sédiment.
Pourquoi ne pas utiliser à cet effet les 150 000 tonnes de sable
stocké à Donges qui, selon Totalfina, seront parfaitement propres une
fois traités ?
Il
est évident qu'une telle opération n'est envisageable que si elle ne
présente aucun risque pour la santé et l'environnement.
Une fois ces conditions requises, il apparaît légitime de
privilégier le recours à ce sable plutôt que d'aller effectuer de
nouveaux prélèvements dans les carrières de sable marin.
En
outre, il n'est pas acceptable que Totalfina récupère de l'argent sur
la vente du sable « Erika », alors que dans le même temps le
contribuable est sollicité à hauteur de 7 MF pour la recharge des
plages.
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