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Interview de Madame Risi bénévole à l'école vétérinaire de Nantes

Madame Risi a eu son baccalauréat en 1997, puis elle est entrée à l'IUFM et depuis 1999 elle est institutrice.

Combien d'oiseaux avez-vous sauvés ?

Nous en avons soigné quatre cents, trois cents sont restés car ils ne flottaient pas assez pour être en liberté et nous en avons relâché trente, mais le compte n'est pas fini.

Dans quel état arrivent les oiseaux et quels sont les premiers soins que vous leur apportez ?

Les oiseaux arrivent très affaiblis des centres de secours de la LPO, Ils leur ont fait des injections de médicament, mais pas grand chose. On leur fait avaler du charbon pour nettoyer leur tube digestif à cause du mazout avalé puis ils reçoivent des piqûres d'antibiotique pour éviter qu'ils attrapent des maladies, du fer aussi pour leur éviter d'être anémiés, on les réhydrate en leur donnant de la soupe de poisson, on leur met un pansement gastrique à l'aide d'une sonde, on leur fait avaler de l'argile pour les protéger du mazout.

Combien de temps gardez-vous les oiseaux ?

Environ deux semaines, mais cela dépend de leur état, certains oiseaux sont plus vite soignés que d'autres.

Avez-vous acheté du mat‚riel spécifique ?

Oui, nous avons acheté une machine pour broyer les poissons, car avant nous utilisions juste une petite moulinette pour faire de la soupe de poisson ; nous nous sommes fournis en piscines pour y mettre les oiseaux, et également nous avons acheté des caméras de surveillance, ce qui ‚vite de trop s'approcher des volatiles. nous louons aussi du mat‚riel.

De quoi nourrissez-vous les oiseaux ?

Nous les gavons de soupe de poisson mélangée à des vitamines. Il leur faut beaucoup de nourriture pour qu'ils reprennent des forces.

Comment les lavez-vous ?

En ce qui concerne les guillemots et les macreuses, nous possédons une machine spéciale : on leur attache les pattes et on coince les ailes, pour ne pas les effrayer et éviter qu'ils aient du savon dans les yeux, on place la tête en dehors de la cuve où est nettoyé leur corps. La machine les lave pendant quatre minutes et les rince pendant quatre minutes également. Pour les autres oiseaux, le lavage s'effectue à la main, mais il ne faut pas qu'il dure plus de trois quarts d'heure car les oiseaux peuvent mourir. après le rinçage, s'ils ont encore des petites gouttelettes sur leur poitrail, cela signifie que nous pouvons les mettre en piscine. Ensuite nous les enroulons dans des serviettes pour éviter de les toucher car on leur a enlevé le gras d'une glande qu'ils ont sur le dos. A l'aide de leur bec, ils prennent le gras et en recouvrent leurs plumes pour être étanche et pouvoir bien flotter sur l'eau. On les met donc alors en piscine où nous avons recréé une plage avec des poissons morts et des poissons vivants. Cela nous permet de voir s'ils peuvent nager. Chaque oiseau est lavé à trois reprises avec vingt quatre heures de repos entre deux lavages. Nous les gardons entre dix et trente jours le temps de retrouver suffisamment de forces pour reprendre l'air : chaque jour plusieurs centaines de kilos de poissons sont nécessaires à leur nourriture, ce sont des sprats et des éperlans essentiellement.

Quel est le taux de sauvetage ?

très peu, les calculs ne sont pas terminés, mais seulement environ dix pour cent ont pu être sauvés. 

Avec l'énorme travail accompli par les bénévoles sur les plages, pensez-vous que cette crise écologique se résorbera vite ?

Ce travail est considérable et je ne peux que me r‚jouir d'un tel élan. Une grande partie de la pollution a été enlevée, malheureusement, un très grand nombre de petites particules n'a pu être ramassé. De plus il n'est pas certain que la mer ne ramènera pas d'autres nappes. En plus d'une crise écologique, on sent l'impact négatif qu'emmène la pollution sur le tourisme.

Ne serait-il pas possible de récupérer ces particules par des moyens mécaniques ou hydrauliques ?

Différents laboratoires de par le monde ont isolé des micro organismes capable de dégrader efficacement dans un délai raisonnable un tel pétrole. Mais cette quantité de particules de mazout et son étendue risquent de rendre relativement inefficace des campagnes de pulvérisation de micro organismes : la mer lessivera très vite les quantités déposées, avant qu'elles aient pu atteindre les particules enfouies dans le sable et le sable ne sera donc pas trait‚ en profondeur.

Mais l'espoir est quand même permis ?

Bien sûr, mais il faut travailler à tous les niveaux sans baisser les bras. L'organisation des bénévoles est formidable, jusqu'à cent cinquante sur un site pollué, et les moyens mis en oeuvre pour compter, identifier et soigner les oiseaux aussi. Mais surtout il faut se placer en amont du problème. Le travail doit surtout se concentrer sur le transport de ce genre de produit pour ne plus connaître cela.

 
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