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Bachelier
en 1981 monsieur Beliaeff entre à IFREMER en 1989, en 1996 il est envoyé
en mission en Jordanie, en 1997 il revient chez IFREMER.
La
faune est-elle la principale victime de cette catastrophe ?
Bien
entendu, car après la violente tempête du 23 au 26 décembre, il y a eu
une accélération de l'arrivée de la plus grande partie du fuel sur nos
côtes qui par suite est allée se heurter à la faune sauvage.
Pensez-vous
que dans les années à venir la flore redeviendra comme auparavant ?
Sûrement,
avec l'écosystème la végétation deviendra au fil du temps recouverte
de verdure comme avant cette catastrophe, et la flore repoussera comme
avant.
En
été retrouverons-nous ces plages souillées comme l'an dernier ?
Non,
car quand le pétrole a touché le sol français, tout y est passé y
compris les mollusques, les algues, les coquillages, et de plus il s'est
enfoncé avec toute la faune dans le sable.
Les
poissons et la végétation maritime sont-ils particulièrement touchés ?
Les
poissons ne le sont guère à comparer au nombre inimaginable d'oiseaux,
mais en ce qui concerne la végétation des côtes c'est autre chose, car
les gens d'Ifremer sont all‚s explorer le fond de l'endroit où se situe
l'épave de l'Erika et ils ont affirmé que le sol ‚tait recouvert de pétrole.
Y
a-t-il encore du pétrole dans l’Erika ?
Évidemment,
le fuel est toujours posé sur le fond de l'océan, on n'est pas certain
de nos statistiques, mais il y aurait sensiblement trente mille tonnes
dans les soutes. |