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Ce reportage a pu être réalisé grâce à une
bénévole du centre de Nantes (Mme Larguier) qui est venue faire part de son
expérience dans de nombreuses classes de l'établissement.

Remarque : des photos complèteront
ce reportage prochainement
O
Barbaroux
QUELQUES CHIFFRES
:
-
Entre 600 000 et 1 million d'oiseaux
touchés par la marée noire (estimation).
-
10 000 oiseaux présents dans des centres de
soins comme celui de la faune sauvage à l'école vétérinaire de
Nantes.
-
On espère sauver 3 000 oiseaux!
-
9000 oiseaux répartis en 29
espèces ont transité par le centre de Nantes, 2000 sont morts,
5500 sont partis se faire soigner en Hollande et 700 sont restés à
Nantes.
-
Au centre de Nantes : 2 responsables, 150
bénévoles par jour, 30 étudiants vétérinaires (fin d'étude),
des associatifs :Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO),
LA de Toulouse, etc. (beaucoup de ces personnes sont des
ornithologues*)
Remarque : c'est la LPO
qui est à l'origine du montage du centre pour le sauvetage des
oiseaux victimes de la marée noire.
* Ornithologue ou ornithologiste :
spécialiste de l'étude des oiseaux (ornithologie)

LE
FONCTIONNEMENT DU CENTRE DE NANTES
Deux responsables s'occupent du centre de Nantes :
-
Un responsable administratif qui gère les fonds,
qui s'occupe des relations publiques (médias, Total, etc.)
-
Un vétérinaire qui est responsable des soins,
de la gestion des bénévoles et des fournitures (médicaments,
seringues, poissons, literie, gants, blouses, etc.)
Au centre de Nantes les 150 bénévoles se
répartissent 3 tranches horaires : 9h-14h, 14h-19h, 19h-24h pour
s'occuper des oiseaux.

PARLONS D'ARGENT :
La mairie de Nantes, le Conseil général, TOTAL, des
particuliers, etc. participent financièrement au fonctionnement du
centre.
Des laboratoires donnent des produits.

LES
PRINCIPALES ESPÈCES PRÉSENTES A NANTES :
Le guillemot de Troïl :
(famille du Pingouin) 38 -45 cm
Il vit en colonie, son bec est pointu et sa tête
allongée. Il se nourrit de petits poissons. C'est un migrateur
partiel qui circule de la mer Baltique jusqu'en Espagne (lieu d'hivernation).
Il vole en se jetant d'une falaise, c'est un plongeur expert : il
"vole" sous l'eau.
La macreuse noire :
c'est un canard marin de 35 cm.
Il vole en formation serrée et reste en groupe
pour plonger.
Le mâle à une tache orange sur le bec et la femelle a le corps
sombre et les joues claires. C'est un migrateur qui se déplace des
côtes de l'Atlantique à la mer du Nord. Il se nourrit de mollusques
(moules, etc.), crustacés, poissons, etc.
L'Eider à duvet : C'est
le plus grand des canards marins (entre 50 et 60cm).
Il plonge en ouvrant les ailes. Le mâle a le
dessus du corps blanc et la tête et le ventre noirs. La femelle est
brune. C'est un migrateur partiel, il vole des côtes de l'Europe
jusqu'à la Suisse.

LE
PARCOURS D'UN OISEAU AU CENTRE :
1. L'arrivée
A leur arrivée les oiseaux reçoivent divers
traitements : des piqûres antibiotique (et autres médicaments), du
charbon à avaler pour absorber le pétrole ingurgité et de l'argile
à avaler pour constituer un plâtrage de l'estomac et le protéger.
Les oiseaux sont ensuite répartis dans les
"écuries"(réquisitionnées pour la circonstance) ou
vont à l'infirmerie pour les plus atteints.
Les "écuries" sont des enclos bâchés
noires. Le contact avec l'homme est réduit au maximum, les personnes
présentes dans ces locaux doivent chuchoter, éviter les gestes
brusques et ne pas courir : il ne faut pas stresser l'animal ce qui
pourrait lui faire perdre du poids.
2. La nutrition des oiseaux :
O Barbaroux
Les oiseaux sont nourris 3 fois par jour avec une
bouillie de poissons et des médicaments. Il faut 4 étapes, pour les
nourrir, avec du personnel spécialisé : 1 attrapeur, des porteurs,
des soigneurs et des gaveurs.
L'attrapeur capture les oiseaux, cette
tâche est très délicate. les porteurs les conduisent aux
soigneurs et aux laveurs.
Rôle des soigneurs :
Mettre de l'antiseptique sur les palmes qui ne sont
pas habituées à être toute la journée par terre (escarres), mettre
de la vaseline sur les pattes et les palmes fortement endommagées par
le pétrole (parfois brûlées), mettre de la pommade sur les yeux et
peser l'oiseau.
Rôles des gaveurs :
Ils introduisent une sonde d'environ 30 cm par la
bouche jusqu'à l'estomac. Avec une seringue on introduit la bouillie
dans la sonde.
On sépare les oiseaux qui ont pris du poids et qui peuvent se nourrir
seuls, des autres.
LA VIDEO
Des
photos du centre de soins de Belle Ile.
3. Le lavage
On lave les oiseaux quand ils ont atteint un poids
normal et qu'ils sont autonomes.
Lavage à la main : pour les gros oiseaux
qui ne rentrent pas dans la machine, il dure environ 2 heures et est
très stressant pour l'oiseau.
Lavage à la machine : la machine a
été imaginée par un président d'une LPO. On dépose de l'huile
végétale sur la tête, le cou, l'intérieur des ailes et le
croupion, de la crème sur les yeux (protection contre le détergent).
Un prélavage est effectué à la main pour
la tête (qui sort de la machine) et pour enlever le plus gros du
pétrole. On tapote l'oiseau dans de l'eau à 40°C pour décoller les
particules de pétrole. L'oiseau est ensuite insérer dans la machine,
les ailes ouvertes et les pattes fixées. Le lavage dure 3 minutes. on
vérifie à la sortie si l'oiseau est bien propre, dans le cas
contraire on recommence. On termine par un rinçage à la
douchette. L'oiseau est considéré comme propre quand l'eau perle sur
les plumes.
Le séchage s'effectue à une température
de 25°C avec un ventilateur pendant 1 heure. le lendemain, l'oiseau
est mis dans un enclos à 19°C.
Remarque : l'oiseau ne doit plus être
touché ensuite sous peine d'abîmer ses plumes et de devoir
recommencer le lavage. En effet il possède une glande sur le dos,
avec son bec il lisse ses plumes avec la secrétions produite par
cette glande. ce produit imperméabilise les plumes. Sans cette
protection l'oiseau ne peut pas survivre.
La piscine : après ce séchage de deux
jours l'oiseau est placé dans la piscine, lieu sous la haute
surveillance de 2 personnes qui observent le comportement des oiseaux.
Si l'oiseau coule il est repêché et retourne au lavage (les plumes
ne sont pas assez imperméables), s'il flotte il reste. On compte le
nombre de poissons que les oiseaux avalent, on note l'état de leurs
plumes, si les animaux plongent, etc.
Nourriture : ils sont nourris de poissons
vivants.
LA VIDEO

LE LÂCHAGE :
Après 1 à 2 semaines en piscine, les oiseaux
sont relâchés.
Les oiseaux sont mis dans des cartons séparés et sont transportés
dans les côtes d'Armor (la Manche), loin de l'Erika et de son pétrole.
LA VIDEO
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