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Les marées noires
Bruno Van Hellemont (10 ans)
Saint-Germain-en-Laye
J’aime
beaucoup la mer. Malheureusement, il y a souvent des accidents. Des
navires pétroliers perdent leur cargaison au large des côtes. Les plages
de Bretagne et d’Angleterre ont beaucoup souffert. Voici trois exemples :
Le Torrey Canyon, L’Amoco Cadiz et L’Erika.
1.
Le TORREY CANYON
Nous
sommes le 18 mars 1967. Le Torrey Canyon frappe les rochers des Seven
Stones en Angleterre. 120 000 tonnes de pétrole coulent dans la mer. Le
vent et le courant poussent le pétrole
jusqu’en Bretagne. 180 km de plages anglaises et françaises
sont couvertes de pétrole . Cela fait beaucoup de francs de dégâts. Les algues, les poissons, les crustacés et les coquillages
sont détruits.
Ceci
ne peut plus jamais arriver. Hélas, les hommes oublient vite.
2.
L’AMOCO CADIZ
L’Amoco
Cadiz est parti d’Arabie et se dirige vers Rotterdam. Nous sommes le 16
mars 1978 à 9h45. La barre ne répond plus. Le capitaine ne peut plus
conduire le navire. Il arrête les machines et appelle au secours. Pendant
toute l’après-midi des remorqueurs essayent d’éloigner le pétrolier
de la côte. C’est la tempête et le vent souffle à 130 km par heure. A
22 heures le navire frappe les rochers. Un hélicoptère sauve les 44
marins. 230 000 tonnes de pétrole coulent dans la mer et salissent les
plages de Bretagne.
Le
lendemain matin les habitants voient la catastrophe. Une épaisse nappe
brune recouvre les vagues et les plages. Cela sent très mauvais. 300
kilomètres de côtes sont salies. Les habitants sont tristes : les pêcheurs
et les hôteliers ont perdu leur travail parce que personne ne veut venir
en vacances. Des milliers de soldats, de marins, de paysans et même des
enfants nettoient les plages. Cela dure des mois.
Ceci
ne peut plus jamais arriver. Hélas, les hommes oublient vite.
3.
L’ERIKA
L’Erika
est parti de Dunkerque et se dirige vers Livourne en Italie. Nous sommes
le 11 décembre 1999. Il
navigue le long des côtes de Bretagne. Le vent est violent. Le bateau est
en difficultés. On attend trop longtemps pour appeler au secours. Toute
la nuit il y a la tempête. Le lendemain matin à 6 heures le capitaine
lance un SOS mais il est trop tard. Un hélicoptère sauve les 22 marins
de l’Erika. A 8 heures le bateau se casse en deux. 28.000 tonnes de pétrole
coule dans la mer. 400 km de plage sont polluées. Il faut nettoyer pendant des
mois. Il n’y a plus de touristes. On dit que c’est la faute de TOTAL.
Ceci
ne peut plus jamais arriver. Hélas, les hommes oublient vite.
Moins
d’un an après il y a le bateau italien Ievoli Sun. Quand cela va-t-il
s’arrêter ?
Les
enfants de Bretagne sont tristes. Ils ont peur que cela arrive de nouveau.
On trouve beaucoup de dessins et de poèmes sur internet. En voici un. Il
parle de l’Erika, 20 ans après l’Amoco Cadiz.

20
ans sans toi
Erwann Rousseau, sixième
On
te regarde avec dégoût
L'eau
que tu transportes est comme les égouts,
Polluée,
ton eau est gaspillée
Eau
par l'Erika gâchée,
Salis
les pauvres oiseaux mazoutés.
Toi,
Amoco Cadiz, tu es revenu après 20 ans,
malheureusement.
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