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: stanislasblanchet@nantes.fr
Ce mémoire de DEA réalisé dans le cadre d’un
stage au Centre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentations
sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) au sein d’une équipe
travaillant sur la marée noire de l’Erika, se pose la question de
savoir « dans quelle mesure et par quels moyens les plages représentent
des biens environnementaux indemnisables dans un contexte de pollution par
les hydrocarbures ».
Il porte sur la Loire-Atlantique, le département le
plus touché par la pollution, et concerne les plages de deux stations
balnéaires de taille moyenne, le Pouliguen et la Bernerie-en-Retz.
Son fil directeur est de montrer que non seulement la
plage fait partie de notre environnement familier mais qu’elle est
devenue un bien économique comme un autre et qu’elle a une valeur qui
est susceptible d’être mesurée.
Cette valeur est atteinte par le pétrole qui vient
la souiller comme dans le cas du naufrage de l’Erika et l’objet
principal de cette étude est de déterminer quels sont les dommages entraînés
par cette pollution qui sont indemnisables. Il est aussi de voir s’il
est possible de parvenir à une indemnisation plus large et plus complète
de ces dommages, de façon à permettre à la plage de recouvrer sa valeur
antérieure.
Une première partie de ce travail envisage ce que
recouvre la notion de plage et l’aborde sous plusieurs angles,
historique, géographique et juridique, ce qui permet de voir que la plage
est un élément de notre environnement qui acquiert d’autant plus de
valeur qu’il devient rare.
Une seconde partie se penche sur les pollutions qui
portent atteinte à cet environnement, en altèrent la valeur, en
compromettent l’usage et en hypothèquent l’avenir.
Elle commence par rendre compte de la façon dont la
théorie économique envisage de remédier aux dommages entraînés par la
pollution en appliquant le principe pollueur-payeur (PPP) afin de couvrir
les coûts liés à cette pollution.
Ensuite, afin de voir à quel point la pollution
porte atteinte à la valeur économique de la plage, elle se tourne vers
les dommages occasionnés aux plages par la marée noire de l’Erika puis
vers l’organisation et concrétisation de la lutte à terre contre les
effets de cette pollution.
Dans une troisième partie, est abordée la façon
dont la plage est considérée comme un bien indemnisable et dans quelle
mesure les systèmes d’indemnisation existants s’y appliquent dans le
cas de l’Erika.
Les
problèmes rencontrés dans les procédures d’indemnisation des dommages
liés à cette marée noire sont mis en exergue et des suggestions sont
faites pour généraliser et mieux appliquer le calcul économique à des
biens environnementaux comme la plage qui ont à la fois une valeur
marchande et une valeur non marchande.
Tout cela montre que la plage est perçue comme un
bien économique et les problèmes et les plaintes que soulève une
indemnisation trop limitée des dommages qui la touchent en sont bien la
preuve.
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