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ERIKA: interventions de l'IFREMER

 

 

Depuis le naufrage du pétrolier, le personnel de l'IFREMER a participé et participe à de nombreuses actions qui ont principalement pour objectifs de :

Ø    constater l'état du littoral avant l'arrivée de la marée noire,

Ø      constater et suivre la pollution autour de l'épave et sur le littoral, en particulier dans les zones conchylicoles,

Ø      faire les recherches nécessaires pour répondre aux tutelles et aux interrogations publiques.

 

La leçon du passé:

  Après les accidents précédents, notamment les naufrages du Torrey Canion (1967) et de l'Amoco cadiz (1978), l'absence de suivis réguliers, sur plusieurs années, des milieux affectés a eu pour conséquence l'impossibilité d'évaluer la vitesse d'affaiblissement de la perturbation et de renseigner les professionnels qui vivent de la mer.

  Le rôle de l'IFREMER :

Une des missions permanentes de l'IFREMER est la surveillance de l'écosystème littoral.  Plusieurs réseaux de surveillance de l'état de l'environnement littoral sont régulièrement opérés par l'IFREMER.  Ces réseaux permettent de suivre la qualité du milieu en ce qui concerne les polluants chimiques (R.N.O.), bactériologiques (REMI) et les microalgues toxiques (REPHY).  Les pathologies et les mortalités anormales de coquillages sont également suivies (REMORA).  Toutes les données recueillies permettent de disposer d'un état « normal » de l'environnement littoral, indispensable pour suivre les variations naturelles du milieu et déterminer l'effet des pollutions, qu'elles soient chroniques ou accidentelles.

  A titre d'exemple, les données recueillies par le R.N.O. sur les teneurs habituelles moyennes en hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les coquillages ont servi de base, sur la côte atlantique, à la fixation des seuils de l'AFSSA.

  Lorsqu'une pollution accidentelle se produit, l'IFREMER met ses compétences au service des décideurs ministères, préfets et préfets maritimes.  Il coopère avec les autres organismes spécialisés pour répondre aux nombreuses questions qui leur sont posées.

  Après le naufrage de l'Erika, l'IFREMER a proposé un programme de suivi des effets d'une pollution par des hydrocarbures.  Cette proposition doit servir de cadre aux actions d'identification, d'analyse et de suivi de la pollution sur les écosystèmes marins et les ressources vivantes.

L'étude des conséquences du naufrage de l'Erika doit s'appuyer sur les enseignements tirés des événements antérieurs comparables, en particulier des accidents du Torrey Canion et de l'Amoco Cadiz.  Elle doit cependant tenir compte de plusieurs différences essentielles, tout spécialement de la nature du fioul libéré dans le milieu.

    Les actions de l'IFREMER depuis le naufrage

  Point zéro : Dès l'annonce du naufrage de l'Erika, les équipes des stations côtières se sont mobilisées, anticipant sur l'arrivée des nappes de pétrole sur le littoral.  L'IFREMER a alors décidé de faire un état des lieux des zones de production de coquillages sur toute la bande littorale susceptible d'être touchée par la marée noire.

  Renforcement du R.N.O. : Le naufrage de l'Erika a eu pour conséquence, dès le mois de janvier, le renforcement du dispositif R.N.O. de la pointe de Penmarc'h à la Baie de l'Aiguillon et à l'île de Ré.  Cette zone compte actuellement 84 points de prélèvement.

  Essais de contamination-décontamination : Des essais ont été effectués par la station de Bouin pour répondre aux questions des conchyliculteurs :

Ø      En combien de temps des huîtres issues d'un secteur non touché par la marée noire (Normandie, par exemple), se contamineront-elles dans l'eau des polders, secteur touché ?

Ø      Combien de temps faut-il à des huîtres contaminées pour se décontaminer dans une eau propre ?

Tests olfactifs. : Des tests olfactifs ont été effectués sur des huîtres et des moules.  Ils ne sont pas concluants sur les premières ; sur les moules, les très fortes contaminations sont facilement détectées.

  Marais salants de Guérande.  Les paludiers de Guérande ont demandé à l'IFREMER de participer à l'expertise de la situation et des risques encourus par le marais et la production de sel.  L'IFREMER a conseillé de ne pas alimenter les marais en eau de mer tant que la concentration en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ne serait pas revenue à ce qu'elle était avant la marée noire.

L'IFREMER anime le Comité Scientifique chargé de conseiller le Comité de suivi mis en place par le Préfet.

  Campagnes halieutiques : Plusieurs campagnes conduites par le laboratoire Ecologie halieutique de l'IFREMER se sont déjà déroulées.  Leur objectif est de caractériser l'impact des déversements de fioul sur les jeunes poissons, d'évaluer ses effets sur le recrutement des stocks concernés et de suivre la restauration des nourriceries après la pollution.

Il est relativement aisé d'identifier et de quantifier les contaminants mais la surveillance et la gestion de l'environnement exigent de mesurer, diagnostiquer et prévoir l'impact des substances incriminées sur les organismes vivants et sur l'écosystème dans son ensemble.  Cette problématique est au cœur des préoccupations des équipes de l'IFREMER mobilisées dans le suivi des conséquences du naufrage de l'Erika, à moyen et long terme.

Il est important de pouvoir suivre le cheminement des substances chimiques et leurs effets toxiques dans un organisme vivant.  Les nouveaux outils, déjà utilisés dans le milieu médical, sont les biomarqueurs.  Une enzyme endogène, par exemple, peut être utilisée comme biomarqueur dont l'analyse qualitative et quantitative sera révélatrice du stress de l'organisme contaminé.

Campagnes océanographiques : Des campagnes à bord des navires de l'IFREMER sont réalisées pour déterminer les niveaux de la contamination chimiques par les hydrocarbures de l'eau et des sédiments autour de l'épave de I'Erika.

Toutes ces activités ont pu être mises en oeuvre rapidement, sur l'initiative de l'IFREMER et avec ses moyens habituels et normaux.  La crise provoquée par le naufrage de l'Erika et la marée noire a amené différents organismes scientifiques à coopérer et à faire des propositions de programmes de surveillance et de recherche sur une période longue (les effets de la marée noire seront perceptibles probablement pendant une dizaine d'années).  Les ministères qui disposent des fonds et qui assurent la tutelle des organismes ont un rôle essentiel dans la coordination des programmes.

Aquaculture, expertise : La catastrophe écologique de décembre a montré la nécessité d'une mobilisation plus rapide des connaissances.  Ainsi le CIADT (Comité Interministériel pour l'Aménagement du Territoire) a adopté trois mesures, pour coordonner les capacités d'expertise scientifiques, dont la mise en place d'un dispositif pérenne et coordonné de mobilisation des organismes à des fins d'expertise ; l'IFREMER est ainsi associé à d'autres instituts (IFP, INERIS, Cedre, IFEN, AFSSA).

RRIT : Le CIADT a constaté l'importance des équipes universitaires et des organismes de recherche implantés à Brest, Lorient, Nantes, La Rochelle (communes d'implantations de l'IFREMER) et de Bordeaux, Il a décidé que ce potentiel doit être impliqué dans le dispositif de recherche qui sera mis en oeuvre à l'échelle nationale, puis européenne.  A cet effet, il définit un Réseau de recherche et d'innovation technologique (RRIT) sur les Pollutions marines accidentelles et conséquences écologiques ; une cellule de pilotage associera les organismes et, pour être efficace, le réseau sera constitué pour quatre ans sur la base d'objectifs restreints ; il préconise que la tête du réseau soit implantée à Brest, principal pôle océanographique français ; il souhaite une coordination des programmes déjà existants en écologie et en écotoxicologie marines, en économie... et prévoit les financements des programmes de recherche.  Le Comité de coordination des sciences de la planète et de l'environnement, dans lequel l'IFREMER est représenté par son PDG sera consulté sur la pertinence des mesures préconisées en matière de recherche.

LITEAU : En 1998 le Ministère de l’aménagement et du territoire (MATE) a mis en place un programme de recherche sur le littoral appelé LITEAU pour une période de trois ans (1 998 - 2000) avec lancement d'appels d'offres.  Son objectif est de fournir des outils scientifiques d'aide à la décision et des méthodes applicables à la gestion durable du littoral.  Le Comité d'orientation a retenu, en 1998, quatre projets.  Un cinquième projet, en rapport avec la marée noire, pourrait aujourd'hui s'y ajouter.  L'IFREMER a proposé une diffusion large de l'appel d'offre 2000 en insistant sur le volet « restauration des sites pollués ». Les établissements scientifiques partenaires seraient le CHU de Dijon, l'INSERM de Dieppe, le Laboratoire de la Ville de Paris et la station IFREMER de La Trinité sur mer.

La concrétisation de ces intentions dépendra des budgets alloués par les Ministères concernés

et de la rapidité avec laquelle les organismes scientifiques seront informés que ces budgets seront effectivement à leur disposition.

 

 

Nantes le 7/6/2000

 

 

 
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